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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 19:52

 

LE MARCHAND DE MELON, SAMUEL AVERY 1822-1904 .

 

 Venu d’Italie en France avec le roi Charles VIII qui avait passé la bas quelque temps en y faisant la guerre à Naples vers 1495, il y aurait gouté grandement le melon qui y était connu la bas depuis l'Antiquité . Cultivé d'abord dans le midi, car au nord de la Loire on y connaissait pas encore la façon de le protéger du froid, c'est surtout dans la région de Narbonne qui était connu pour ces excellents melons sucrins . Une dizaine de variétés étaient connues dans le pays, la consommation était surtout régionale comme tous les produits délicats ; les divers cantaloups, des carmes, Sucrin, de Tours ; mais aussi le Prescott à fond blanc, fruit du travail d'un anglais en France ; et bien sûr le Cavaillon qui vînt plus tard . À l'époque on connaissait deux sortes de cavaillons, le cavaillon de Malte, plus long, très juteux, vert pâle, ferme et parfumé et le melon de cavaillon que l'on connaît aujourd'hui .

 Au XVIIè siècle, Paris était approvisionné par la Touraine ( surtout du village de Langeais) et l'Anjou, on le vendait en saison sur le pont neuf fraîchement construit en criant ;

" Voici de vrais Langeys " ils étaient considérés comme un fruit de luxe, surtout consommés par les nantis dont le roi Henri IV, qui chantait son amour du melon et se rendait régulièrement malade d’indigestion par sa consommation excessive.Tous les rois qui suivirent aimèrent les melons et on trouvait dans les jardins royaux de melonnières qui produisaient de quoi les satisfaire, le cantaloup noir de Carmes fut développé dans les jardins de Versailles . Fruit cher, il se vendait entre 4 et 8 franches pièces ( le salaire d'un cuisinier à l'époque était de 4 francs par jour pour 12 heures de travail), vers 1830 , même en saison d'abondance.

L'un des problèmes qui freinait sa consommation était le fait que même pour un connaisseur, en trouver un mûr était tout un art, ce fût l'une des raisons du succès du cavaillon, qui plus régulier dans sa maturation enlevait les affres du mauvais  choix aux amateurs, sûr de toujours avoir des melons mûrs à consommer . L'autre raison fut le développement du transport ferroviaire vers le milieu du 19e, qui amenèrent sur  tout  les carreaux des halles du pays des melons de Cavaillon .

DUMAS JEUNE ,CHARLES BELLAY .

Pour finir cette histoire courte du melon, voici l'histoire A. Dumas et des melons de Cavaillon " Dumas qui  aimait particulièrement les melons, reçut un jour du conseil municipal de Cavaillon une demande pour trois ou quatre livres de l'auteur pour leur bibliothèque public, qu'il était occupé à créer .

Il répondit que possédant une collection complète de ces œuvres, il se proposait de leur faire parvenir quatre ou cinq cents volumes, si le conseil municipal voulait bien lui voter une rente viagère annuelle de douze melons verts .

Le conseil municipal lui répondît derechef en lui proposant , après vote à l’unanimité du conseil municipal, qu'il  trouvait l'idée excellente . Et cet ainsi que Dumas reçut toute sa vie des melons choisis avec soin par les Cavaillonnais, des melons mûrs à point et ce fût bien la seule rente viagère qu'il reçut toute sa vie .

Il n’exprimât qu'un désir, que ces livres aient toujours pour les Cavaillonnais le même charme que leurs melons de sa rente ont pour lui et de désigner les melons de Cavaillon comme les meilleurs d'Europe "

LE MELON , GIOVANNI BOLDINI 1842-1931 .

 

MELON CONFIT AU VINAIGRE .

Cueillir un melon un peu avant sa maturité ; le couper par tranches ; enlever l'écorce et les graines ; les mettre dans un pot de grès avec quelques piments entiers, du sel, du poivre en grains, des petits oignons cloutés et recouvrir de vinaigre à l'estragon . On laisse ainsi reposer au frais et sans lumière pendants trois mois . Il peut être servi comme hors-d’œuvre pour accompagner .

On peut aussi les confire comme les cornichons, c'est-à-dire en versant dessus du vinaigre chaud, pendant quelques jours, et en le remplaçant à la fin par du vinaigre à l'estragon froid.

MELON ET FRUITS , ANDRÉ DERAIN 1880-1954 .

 

SALADE AVIGNONNAISE.

Coupez en tranches des melons de Cavaillon pas trop mûrs, épépinés et débarrassés de leurs écorces, y ajouter des tranches de mortadelle et saucisson d'Arles coupées gros, des rouelles d'oignons rouges, deux  gousses d'ail écrasées , ajoutez des morceaux de fenouil que vous aurez au préalable blanchi . On assaisonne avec du piment de Cayenne, un peu de sel, terminez en ajoutant du vinaîgre d’Orléans et de l'huile d'olive . Avant de servir parsemez de plûches de cerfeuil et quelques graines de fenouil .

SUCRIER EN FORME DE MELON EN FEUILLES D'ARGENT , 1761 , ORFÈVRE D'ART   IGNACE COLOMBIER .









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